L'ENNEAGRAMME

Ethique et respect de la personne

L'ennéagramme est un outil fabuleux.

Malheureusement, il est parfois utilisé non pas au service de la personne mais dans un désir de pouvoir sur elle.

J'entends par pouvoir sur elle lorsque celle-ci n'a rien demandé et se voit "étiquettée" de profil 1, 2, 3, 4... par une personne connaissant l'ennéagramme !

Au-delà de cette dimension morale "juger, c'est pas top", typer une personne à partir d'éléments extérieurs est loin d'être pertinent ! 

Pourquoi ?  

L'ennéagramme est, avant tout, un instrument de connaissance de soi et de développement personnel.

Il est essentiel de laisser chacun découvrir son type, à son rythme.

Le type ne décrit pas entièrement qui que ce soit. Chacun de nous a une histoire, des qualités qui lui sont propres.

L'ennéagramme est aussi un outil de compassion. En comprenant les intentions et la logique des autres types, il est probable que nous serons de moins en moins tentés de les juger ou de les critiquer.

L'ennéagramme n'est pas un outil aussi simple qu'il peut le laisser croire dans une première approche. Il faudra donc nécessairement passer du temps à approfondir les ressemblances et les différences entre certains profils.

Par exemple, le type Trois et le type Sept vont se ressembler sur plusieurs points :

Ces deux profils ont en commun d'être tous les deux optimistes, dynamiques, en mouvement, séducteurs, rapides dans l'exécution. Donc, tant que vous vous arrêtez à l'apparence extérieure de quelqu'un de sympa et d'actif, pas facile de les différencier.

En approfondissant, il va devenir possible de découvrir que ce qui intéresse fondamentalement le profil Sept, c'est le plaisir qu'il prend à ce qu'il fait et qu'il est souvent capable d'arrêter un projet avant son terme parce qu'il n'y trouve plus de plaisir. Il y aura donc, dans la majorité des cas, plus de constance chez le Trois que chez le Sept. De plus, la peur du Sept d'être enfermé lui donnera envie de garder plusieurs options ouvertes pour atteindre un résultat, plutôt que de foncer droit devant avec l'option a priori la plus efficace.

L'exemple ci-dessus montre clairement que les apparences sont trompeuses.

C'est pourquoi, il est également utile d'approfondir les sous-types.

Qu'est-ce qu'un sous-type ? C'est une subdivision de chaque profil en trois formes : survie, tête-à-tête, social.

La plupart des gens qui ne connaissent pas les sous-types estiment que la plupart de nos dirigeants politiques sont de base Trois, notamment les candidats à l'élection présidentielle. Les arguments avancés sont qu'ils ont envie de plaire et qu'ils ont soif de réussite.

En fait, les sous-types permettent de découvrir que beaucoup d'entre eux sont de sous-type social.

Pour citer d'autres exemples, le Six sous-type social est très focalisé sur le respect de la mission de chacun au sein du groupe. Il appelle cela "avoir le sens du devoir". Son souci de clarté, sa vigilance à respecter les règles et son sens des responsabilités vont lui donner l'apparence d'un profil Un.

Autre exemple : le Quatre sous-type survie va être, le plus souvent, quelqu'un d'extrêmement travailleur, qui va aimer prendre des risques pour réussir. Jusque là, la ressemblance avec le profil Trois est trompeuse.

S'il creuse ses motivations, le Quatre va finir par découvrir que ce qui le motive, ce n'est pas la réussite pour la réussite, c'est de se mettre en danger, en situation intrépide, par exemple en multipliant les emprunts sans être vraiment sûr de pouvoir les rembourser. Cela fait monter son adrénaline et c'est là sa véritable motivation.

Un très bon livre à lire sur le sujet écrit par Eric Salmon :

 

 La Clé de l'Ennéagramme : les Sous-types

 

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